« La fille du train » de Paula Hawkins – Editions Sonatine

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Adaptation cinématographique (sortie : 26 Octobre 2016) , de Tate Taylor, avec : Emily Blunt, Haley Bennett, Justin Théroux, Luke Ewans, Rebecca Fergusson .

D’abord un thriller psychologique, tout en étant un polar, ce roman offre une multitude de réponses à une disparition.

Rachel, alcoolique, amoureuse de son ex, Tom, qui a refait sa vie, prend le train tous les matins et soirs à la même heure. Au seul endroit ù le train ralentit vraiment, elle observe à travers la vitre un maison où vit un couple et dont elle imagine la vie. Mais voilà que cette inconnue disparaît. On est alors plongé dans le brouillard alcoolisé de Rachel, dans son amertume vis-à-vis de la nouvelle femme de Tom et dans ce quartier qui lui ait si cher puisque c’est là qu’elle vivait et qu’elle a été remplacée.

La nuit, allongée là, réveillée, j’entends cette voix dans ma tête qui répète sans relâche, un murmure : « Disparais ».

Le récit est écrit au travers de trois regards féminins, Rachel, Anne, « sa rivale » et Megan, la disparue. L’auteure nous plonge dans leurs sentiments torturés, leurs angoisses et ne nous laisse respirer qu’au dénouement. Les personnages masculins, Tom et Scott, sont dépeints comme des manipulateurs, possessifs et peu enclins à éclaircir les événements.

Finalement, ce roman est dépeint comme un huis clos entre le train, cette rue où viv(ai)ent les personnages. L’auteure nous y aspire comme un serpent qui vous mord et laisse le venin agir à sa guise.

Même si certains passages m’ont paru longs, j’étais surtout impatiente de découvrir le fin mot de l’histoire. Une fois obtenu, j’étais soulagée et triste en même temps. Désormais, c’est à vous de découvrir ce livre palpitant.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. J’en garde un très bon souvenir 🙂

    Aimé par 1 personne

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