« Le mystère de la rapière » d’Ellery Queen – Editions J’ai Lu

Le petit cabriolet gravit la colline sur les chapeaux de roue. A chaque tournant, Val apercevait les lumières de Hollywood dans le lointain. Elle jeta un regard anxieux à son père, cramponné au volant. Durant tout le trajet, ils n’échangèrent pas un mot.
En arrivant devant la grille, ils surent que leurs craintes étaient fondées : l’éclat des gyrophares trouait la nuit. Rhys jardin s’adressa à un policier : « Que se passe-t-il, sergent ? » L’homme hocha la tête et sauta sur le marchepied pour les accompagner jusqu’à la villa de Solly Spaeth, l’associé de Rhys.
Lorsqu’ils pénétrèrent dans le bureau, la pièce grouillait de flics. Solly était là, lui aussi. Ecroulé contre la cheminée, le visage figé dans une expression d’intense surprise. Aussi mort qu’on peut l’être…

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Ellery Queen est un duo américain qui a sévi dans le monde du polar de 1929 à 1969. Manfred Bennington Lee et Frederic Dannay, deux cousins, ont aussi créé le personnage éponyme et la revue Ellery Queen’q Mystery Magazine. En 1938, ils publient « Le mystère de la rapière ».

Avec une plume efficace, les auteurs offrent un récit mystérieux, plein de faux semblants, réunissant des personnages hétéroclites, principalement du monde aristocratique mais déshérités soit par un parent, soit par de mauvaises affaires. Val Jardin, jeune femme au caractère bien trempé, amoureuse du fils de l’associé de son père, Walter Spaeth. Ce dernier est le suspect idéal d’autant plus avec son caractère prolétaire, rebelle à la limite de l’irrespect. Son père, Solly, est un magnat des affaires qui a profité d’une situation pour s’enrichir aux dépens de son associé, Rhys Jardin. Il était propriétaire d’une usine avant qu’une inondation ne détruise tout.

Il s’éloigna, la rage au coeur.
Valérie le suivit des yeux avec un sourire satisfait. Walter Spaeth était très jeune et il ressemblait incontestablement à Gary Cooper.
En vérifiant son maquillage dans le miroir de son sac, Miss Jardin décida de revoir Walter le plus tôt possible.
– Naturellement, nous ne dînons pas ensemble ce soir, cria-t-elle à pleins poumons.
Walter Spaeth ne se retourna même pas.

Chaque personnage a son importance et le partage de leurs ressentis donnent un rythme relativement soutenu. Le policier en charge de l’enquête semble vouloir se débarrasser au plus vite de cette affaire, même devant des preuves évidemment fabriquées. C’est dans ces circonstances qu’intervient Ellery Queen, sous couverture en tant que journaliste et résout l’enquête avec discernement. L’ensemble des éléments est donné au lecteur pour qu’il puisse lui-même trouver le meurtrier, sans pour autant que ce soit prévisible. Les rebondissements intriguent, troublent même jusqu’au dénouement où on obtient enfin des réponses.

Ellery Queen m’a fait découvrir le polar et en retrouver des exemplaires papier est un trésor pour moi. Mon engouement pour ce duo d’écrivains ne s’est pas affaibli. De la même manière qu’Hercule Poirot, il nous oblige à utiliser nos « petites cellules grises ».

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