« Calibres et massacre – Chroniques noires à Thouars » de Balthazar Forcalquier – Editions La Geste

Deux intrigues secouent la ville de Thouars.
1- « Calibres ». Soudain les patrons sont exécutés ! Les licenciements cessent ! Un crime absolument parfait s’invite pour l’occasion ! La mécanique du récit, comme celle d’une arme de précision, est implacable et fait mouche.
2- « Massacre ». Pour prendre le pouvoir, l’extrême droite est prête à tout. La presse molle devient complice. Tout devient atroce. La vérité arrivera par des chemins de traverse grâce aux gens du voyage.
Nul besoin d’avoir lu le premier ouvrage « Chroniques Noires à Thouars » pour s’immerger dans ces aventures traversées par des anarchistes, des alcooliques, des lâches, des fachos, des salauds, de chics types. On peut se tremper tout vif dans ces pages toutes neuves qui mèneront Balthazar vers le noir désespoir. Et pourtant c’est drôle ! Quel cocktail !

Calibres et massacre

Balthazar Forcalquier est le pseudonyme de Philippe L’Excellent, journaliste pour La Nouvelle République du Centre-Ouest. C’est bien en utilisant le ton journalistique et sarcastique que Forcalquier nous entraîne dans deux chroniques à Thouars.

Au travers de nombreuses bouteilles, surtout du Duhomard (« l’apéritif de Thouars, en vente partout en ville » – habituez-vous à cette phrase qui accompagnera chaque mention de ce fameux alcool thouarsais), où anarchistes et fascistes se côtoient difficilement, l’humour du journaliste nous tient compagnie tout au long du récit et nous fait apprécier les charmes de Thouars. De plus, de nombreux personnages colorent cet univers du crime.

Cette dernière phrase est assez bête mais il paraît que dans les romans policiers il faut la placer. Moi je ne voulais pas, mais c’est l’éditeur qui vient de la placer en loucedé. Bon, je profite qu’il ait le dos tourné pour la supprimer : Les heures passèrent …

« Calibres » relate une série de meurtres de patrons abattus avec différentes armes à feu. Face à de nombreux licenciements et malversations patronales dont les conditions de travail désastreuses, une gnostique devient justicière des salariés.

« Massacre » nous plonge dans la montée du fascisme aux multiples facettes : meurtre, faire accuser à tort un innocent, se retrouver devant un ancien bourreau de la seconde guerre mondiale.

Forcalquier n’a pas sa langue dans sa poche et est bien entouré d’amis, plus anarchistes que les autres bien sûr. Il m’a fortement amusé dans ce roman dont les effluves de grands crus nous montent aux narines au fur et à mesure des chroniques, dont chaque sous-partie est drôlement illustré. Lisez-le et vous finirez le sourire aux lèvres.

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Pour en savoir plus : Editions La Geste   éditions la geste

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