« Trois petits tours et puis s’en va » de Jean-Noël Delétang – Editions La Geste

« C’est à Tours que l’Inspecteur Abert, assisté de son stagiaire Karim, se trouve confronté à un premier assassinat dont la mise en scène macabre trouble l’atmosphère paisible du Jardin de la France. Comme disait Brassens, que le policier cite à tout propos, « Y a pas seulement qu’à Paris que le crime fleurit… »

Une curieuse enquête dans le cercle fermé de messieurs âgés et solitaires où Abert et Karim sont entraînés par un assassin déterminé dont ils ont du mal à cerner les motivations. D’étape en étape, c’est-à-dire de cadavre en cadavre, c’est finalement le meurtrier qui mène l’inspecteur, semant volontairement et cyniquement des indices dans de nombreux quartiers tourangeaux. Comme un puzzle dont l’image finale rejoint une actualité brûlante.« 

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Les éditions La Geste m’ont déjà fait découvrir des ouvrages au grand coeur (« Terminus : la gare en noir » et « Rififi chez Loti ») et je me lançais donc dans un nouveau roman sans aucune retenue, prête à me laisser prendre par la plume de Jean-Noël Delétang. Résidant à Tours depuis vingt ans, ancien professeur d’histoire et d’histoire de l’art, il s’est lancé dans l’écriture : textes historiques, nouvelles et désormais polar. Fan de Georges Brassens, il partage sa passion au sein de « Trois petits tours et puis s’en va ».

Dans ce roman, on suit un chic duo à travers une enquête particulière. L’inspecteur Abert est appelé par un témoin, ou l’assassin lui-même, qui lui demande de se rendre sur le lieu d’un crime. Accompagné de son stagiaire Karim, ils découvrent le corps d’un homme, « nu, étranglé dans sa chambre avec pour seul témoin un ours en peluche ». La plume de cet auteur est plaisante et fluide, les personnages sont attachants, avec des pointes d’humour, l’enquête est bien ficelée.

« – C’est l’été de la Saint-Martin, Monsieur l’Inspecteur, les feuilles tombent mais le soleil se r’dresse !, lui a confirmé sa boulangère. 

Toujours le sens de la formule, cette femme-là…« 

Bercé par la poésie de Brassens, dans une ambiance lugubre et pragmatique, on fait face à l’ignominie d’un tueur qui s’en prend à de vieux messieurs, homosexuels, anciens scouts et ayant résidé à Châteauroux. A chaque crime, on retrouve une mise en scène, un petit nounours, des photos, un morceau de canne et des noms de fleurs. Pourtant les victimes semblent des hommes tranquilles, sans histoire particulière. Que motive le tueur à choisir ces personnes-ci ? En parallèle, l’auteur nous promène dans les rues de Tours dans lesquelles on pourrait retrouver la boulangerie préférée de l’Inspecteur.

« Trois petits tours et puis s’en va » est un petit roman qui se lit très vite, mais qui détend et nous rappelle que le passé refait toujours surface. J’ai vraiment apprécié la plume, la présentation des personnages et le petit-tour dans la ville de Tours. De plus, pour les profanes de Brassens comme moi, les références des citations sont précisées à la fin de l’ouvrage et nous permet de mieux connaître ce grand homme.

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Pour en savoir plus : Editions La Geste   éditions la geste

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