« Rififi chez Loti » de Jean-André Lecru – Editions La Geste

« Claude, le linguiste ; Loti, l’écrivain ; Bellot, le navigateur aventurier ; Juan, l’anarchiste has been légèrement mythomane ; Bégon Jaune, la détermiteuse au francparler et au coeur d’artichaut ; Loulou, le représentant, fi ls de famille déchue… Tous ne se sont pas rencontrés, pour une raison principale : ils n’ont pas vécu au même siècle. Mais ils sont les protagonistes d’une énigme autour d’un meurtre.
Quel point commun les unit ? Rochefort ?« 

Rififi chez Loti

Les éditions La Geste, que j’ai connu lors de la masse critique de Babelio (« Terminus : la gare en noir »), proposent de nombreux ouvrages de qualité en rapport avec nos régions françaises, autant pour les grands que les petits, et « Rififi chez Loti » en fait partie.

L’auteur, Jean-André Lecru, est un ancien libraire qui vit à Rochefort et côtoie ses rues, ses habitants depuis des décennies. Il nous partage son amour pour cette ville de Charente-Maritime à travers ce premier roman.

Comment ne pas voir Pierre Loti et une rue de Rochefort sur la couverture quand ils font partie intégrante du roman, comme deux personnages à part entière ?  Dans un style fluide, poétique et teinté d’humour, on est invité à suivre, autant dans l’intrigue que dans les rues, Juan « l’anarchiste has been légèrement mythomane ». C’est à travers ses yeux, son langage et son quotidien que nous est raconté le meurtre de Claude. Les personnages sont attachants, tous avec un grand coeur, sauf l’inspecteur « Violette » Lancien. Il est odieux et on sent qu’il s’acharne sur Juan. L’ambiance est bonne enfant, mais tout de même un peu stressante et triste face à la mort de Claude et la disparition de Jeanne.

« De toute façon, il est bien trop tôt pour les ordonnances de Blablafanan et de Bobobicine contre la gueule de bois et le mal de vivre »

En soit, le sujet de l’enquête est Pierre Loti, né à Rochefort en 1850 et mort à Hendaye en 1923. Ecrivain et officier de marine français, la ville lui rend hommage en donnant son nom à plusieurs édifices. Alors quand Claude trouve une autre version de son oeuvre « Aziyadé » où il est fait mention d’un amour homosexuel… il se fait tuer. Et toute l’histoire tourne autour de cet auteur mort 70 ans auparavant. Les investigations sont menées par Juan, comme un citoyen lambda et aidé par un journaliste, Tanguy. Le tout est agrémenté d’une visite intime de Rochefort. L’auteur nous invite vraiment à faire partie intégrante de cette ville, à nous en imprégner et à l’aimer autant que lui. Il va nous mener à travers les rues, nous parler des bouges, de Monoprix, de l’ancien cinéma L’Alhambra…

Autant le langage de Juan m’a un peu gênée au début, autant le roman m’a finalement emmenée loin, à Rochefort plus précisément. Disons qu’à l’occasion, je pourrais y aller avec ce livre et me laisser guider dans les rues par l’auteur. J’ai vraiment fini par apprécier la plume, j’ai espéré une romance entre Juan et Delphine puis j’ai fermé le livre sur des personnages plus touchants les uns que les autres, avec le désir de les retrouver au Bijou Bar Tabac Presse un dimanche matin. Si l’envie de voyager à travers une enquête criminelle et littéraire à la fois vous intéresse, je vous conseille « Rififi chez Loti ».

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Pour en savoir plus : Editions La Geste   éditions la geste

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