« Mort(s) – 18 mauvaises nouvelles » des Artistes Fous Associés – Les Editions des Artistes Fous – 2ème partie

« R.I.P.

Les Artistes Fous Associés ont la profonde douleur de vous annoncer la disparition définitive du bon goût littéraire et de la consensualité bien-pensante à l’occasion de la sortie de leur cinquième anthologie : “MORT(S)”. Dans un pied de nez à la Faucheuse, 18 auteurs plus ou moins vivants vous livrent leur déraison funèbre et leurs récits mortels. Pour mettre un point final à l’absurdité de l’existence !« 

Anthologie dirigée par Paul « Southeast Jones » Demoulin, Ludovic Klein, Vincent Leclercq et Sébastien « Herr Mad Doktor » Parisot.

Mort(s)

Encore une fois, pour vous éviter un article trop long, je ferai 3 chroniques autour de ce recueil.

7. « Le chemin de la vallée inondée » de Diane et illustré par Xavier Deiber

« À travers l’histoire d’un robot qui s’interroge sur son humanité, Diane aborde des thématiques aussi profondes que le deuil, le temps, la mémoire, la technique et l’artificialité. Entre Asimov et Sturgeon, une grande nouvelle de science-fiction, tout simplement. »

7. le chemin de la vallée inondée

Dans un monde où les robots servent les humains, John essaie d’en créer un avec une intelligence artificielle, Martin. Thème redondant.

Mais voilà que John disparaît lors d’une mission sur Mercure. Alors sa femme, Marina, malgré la douleur suite à la mort du chien perpétrée par Martin, envoie le robot récupérer le corps de son mari.

Plusieurs années plus tard, le voilà de retour avec le corps momifié de John. Finalement Marina va le garder. Martin sera plus humain que robot tout le long de sa vie. Texte touchant autour de la famille, de l’amour, de l’amitié.

8. « Demain sera un autre jour » de Crazy et illustré par Milia Plavre

« Comment appréhender la mort quand on a une longévité miraculeuse ? Plus la vie est longue, et plus la mort y est présente ; notre protagoniste, rejeté même des siens, ne le sait que trop bien alors qu’il doit enterrer un énième de ses proches. « 

8. demain sera un autre jour

Dans cette nouvelle, les personnages évoluent dans un monde de mutants et d’humains. Joshua, le père, est capable de se régénérer, ce qui lui confère ce grand malheur d’enterrer ses enfants. On vit toute cette histoire à travers ses pensées et de rares dialogues pour agrémenter.

9. « Mammam-IA » de Tesha Garisaki et illustré par Xavier Deiber

« La technologie ira-t-elle jusqu’à l’immortalité prédite par certains ? Survivrons-nous sous forme de simulations ? Dans cet univers où on ne repose plus en paix, notre protagoniste va découvrir pour son plus grand déplaisir que le conflit qui l’oppose à sa génitrice ne s’arrête pas avec le décès de cette dernière, et il va devoir trouver la parade qui protégera sa tranquillité d’esprit… Une nouvelle qui fait réfléchir après avoir souri.« 

9. mammam-ia

Nathan enterre sa mère et fait un discours très explicite à son sujet : ce n’était pas le grand amour filial. En rentrant dans sa « nouvelle » maison, il entend la voix de sa mère… Elle a fait en sorte de devenir une intelligence artificielle via le Cloud ! Histoire amusante sur le fonctionnement numérique et l’évolution des technologies qui pourront aider des morts à reprendre vie sur le net. C’est une idée effrayante ! L’auteur le fait avec beaucoup d’humour et de sarcasme. C’est très agréable.

10. « Venus Requiem » d’Emilie Querbalec et illustré par Arzh et Tessa Najjar

« Une femme de pouvoir, ayant constitué un empire basé sur le spectacle de l’agonie et de la mort, va peut-être aller trop loin… Une nouvelle de SF qui compose un personnage de femme dure et séduisante, ainsi qu’une exploration de notre rapport de fascination avec la mort.« 

10. venus requiem

On suit l’histoire à travers le regard de Vénus. On est dans un univers de science-fiction où la protagoniste utilise la mort pour nourrir ses « téléspectateurs ». Mais ce type d’images s’essouffle jusqu’à qu’un chasseur de têtes ne ramène une Delphinienne capable de voir la mort des gens. Cet oracle pourrait bien changer la donne.

Le rythme est bon, le style agréable et la fin est rafraîchissante.

11. « Le temps des moissons » de Southeast Jones et illustré par Sebastian « Stab » Bertoa

« La contamination touche de plus en plus de monde ; quel est ce mal qui bouleverse toutes ces personnes ? C’est ce que doit découvrir le narrateur de cette nouvelle fresque proposée par Southeast Jones, auteur incontournable de nos anthologies, fou parmi les fous. »

11. le temps des moissons

Première personne, temps au présent, l’auteur nous plonge directement dans le vif du sujet. Il s’agit d’un enregistrement concernant une maladie qui exterminerait les êtres vivants : le Syndrome de Résurrection Latente. De manière scientifique, il est expliqué ce que sont les « trépassés ».

On suit le docteur Archibald Galen dans son nouveau poste au Letmo (Laboratoire d’Etude des Trépassés en Milieu Optimisé). Recherches sur les « morts-vivants » qui au bout de 11 ans commencent à avoir des racines qui poussent à certaines extrémités, même la flore en est modifiée. Mais voilà que le docteur a 10 jours de congé… Et la révélation est là ! Très bon rythme de lecture, rebondissements et scènes pas toujours plaisantes mais dans le thème. Encore une nouvelle intéressante.

12. « Robô » de Xavier Portebois et illustré par Stef-W

« Dans un futur proche, la rencontre choc entre des gamins des favelas et un zombie-cyborg ! Une nouvelle de science-fiction, à la fois un conte cruel d’apprentissage et un thriller immersif.« 

12. robô

L’histoire commence au cœur d’une décharge à Rio. Adão découvre le corps d’un homme de type européen. Il est rejoint alors par Pio et Eva. L’homme se montre, dans une supplique, aux enfants. Il s’agit d’un zombie… ou plutôt d’une « IA d’assistance personnelle à la survie » dont le propriétaire, mercenaire contre un gang brésilien, est mort. Nous voici donc avec un « zombie-cyborg » et trois adolescents. Malgré la ressource qu’il pourrait être pour les jeunes, Robô doit finir d’accomplir la mission de feu son propriétaire. A son retour, le drame se produit…

Triste histoire pour ses gamins et cet ami éphémère. Toutefois, elle est bien racontée, dans des termes justes.

A suivre… ici

Retrouvez la 1ère partie ici

Pour en savoir plus : Les Artistes Fous   artistes fous associés skin

N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me donner votre avis sur cet article ou à me suivre dans les méandres de mes lectures.

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