« Mort(s) – 18 mauvaises nouvelles » des Artistes Fous Associés – Les Editions des Artistes Fous – 1ère partie

« R.I.P.

Les Artistes Fous Associés ont la profonde douleur de vous annoncer la disparition définitive du bon goût littéraire et de la consensualité bien-pensante à l’occasion de la sortie de leur cinquième anthologie : “MORT(S)”. Dans un pied de nez à la Faucheuse, 18 auteurs plus ou moins vivants vous livrent leur déraison funèbre et leurs récits mortels. Pour mettre un point final à l’absurdité de l’existence !« 

Anthologie dirigée par Paul « Southeast Jones » Demoulin, Ludovic Klein, Vincent Leclercq et Sébastien « Herr Mad Doktor » Parisot.

Mort(s)

Encore une fois, pour vous éviter un article trop long, je ferai 3 chroniques autour de ce recueil.

J’adore le titre ! Une ou plusieurs morts ? Puis 18 mauvaises nouvelles… un jeu de mot qui montre bien l’humour des Artistes Fous, même le résumé s’y met.

Vincent « Vinze » Leclercq nous introduit l’anthologie dans un ton sérieux, nous faisant profiter d’une très bonne culture générale et nous amenant tout de même des touches d’humour. La/les mort/s n’est pas un sujet toujours facile à aborder mais ça reste un thème universel et ça amène « une variété d’histoire possibles ». Alors laissons-nous guider par Les Artistes Fous !

1. « Ne va pas par là » de Martin Lopez et illustré par Maniak

« Où nous suivons un petit garçon s’enfonçant en pleine nature, complètement seul, tâchant de comprendre ce qui lui arrive et ce qui l’environne, avec ses mots et son esprit bien à lui. Après avoir partagé son coup de crayon avec des illustrations dans deux de nos anthologies, Martin Lopez partage ici pour la première fois sa plume avec une nouvelle immersive et douce-amère. »

1. ne va pas par là

Le texte est écrit du point de vue d’un enfant, qui se retrouve seul pour la première fois dans le grand jardin de papi et mamie, avec ses endroits interdits. Il n’en faut pas plus pour un petit garçon de cinq ans pour s’aventurer, rage au ventre, dans ces endroits interdits. Beaucoup de rebondissements, un rythme adapté à l’action en cours et une fin douce qui rappelle le thème de l’anthologie, voilà ce à quoi nous devons faire face dans cette première nouvelle.

2. « Le moine copiste et la Blanche-Face » d’Olivier Boile et illustré par Cold Mint Art

« Huis clos tragi-comique dans un monastère, fleurant bon l’enluminure, la cire et la robe de bure. Un conte fantastique et ironique.« 

2. le moine copiste et la blanche-face

On est après la « Grande Hécatombe », tragédie qui semble se perdurer au sein du monastère. Le texte est au passé, le style agréable. Ca permet de nous faire survoler les entrailles de ce lieu sacré. La fin m’a fait sourire.

3. « Le manoir aux urnes » de NokomisM et illustré par Cham

« Par l’autrice de Le même sang coule dans mes veines (Folie(s), 2014), un récit envoûtant dans une demeure bien mystérieuse…« 

3. le manoir aux urnes

On profite de l’histoire à travers le regard d’une jeune femme, venue assister à un séminaire dans un manoir très spécial. Histoire d’urnes funéraires, d’apparitions fantasmagoriques. Beaucoup de descriptions pour nous plonger dans l’atmosphère énigmatiques des lieux et de dialogues pour nous donner un rythme. L’esprit peut jouer des tours, d’autant plus la nuit où la lumière filtre trop peu et laisse les ombres danser. Mais quand la protagoniste enfile un collier qui ne lui appartient pas, la voilà plongée dans un corps qui n’est pas le sien, une fête qui se joue chaque nuit dans sa chambre et un manoir rajeuni. Puis c’est la chute… de l’histoire !

4. « Ambre Solis » de Gallinacé Ardent et illustré par Christophe « FloatinG » Huet

« La photographie enferme dans un petit rectangle de papier un fragment de réalité. En ce sens, que verrait, que décèlerait une femme médium examinant des clichés de scènes criminelles ? Quel impact a sur l’esprit ce côtoiement quotidien avec les morts ? Une nouvelle angoissante et vertigineuse, par l’auteur de Moisson (L’Homme de Demain, 2015).« 

4. Ambre solis

Témoin du futur venu observer les meurtres du présent, comme une personne invisible qui ne peut pas interagir. Phrases courtes, scènes tout aussi courtes et tranchantes. En fait il s’agit d’un médium qui peut plonger dans des photos et vivre la fin de l’être qui y apparaît. Mais si cette fois les morts apparaissaient dans le monde réel ? Ou si elle avait été dans la photo de trop ? Le texte est de plus en plus rapide, on est comme englouti dans la détresse de cette jeune femme.

5. « Le fils du tyran » de Stéphane Croenne et illustré par Maniak

« Barricadée dans un manoir, une famille construite par « le fils du tyran » va rendre hommage à son père jusqu’au bout de la désagrégation sociale et physique. Où l’horreur et le malaise se brouillent d’hallucinations grandioses.« 

5. le fils du tyran

On commence par la mort d’un châtelain et la survivance de son fils. Phrases longues de plus en plus longues La vision de cet homme est révoltante et on voir bien l’éducation reçue par ce père qui l’idolâtre. L’auteur nous entraîne dans la folie de cet hommes. Ce n’est vraiment pas pour les âmes sensibles.

6. « Oh oui… » de Bruno Pochesci et illustré par JohnHK

« Le prolifique Bruno Pochesci rejoint les fous pour vous proposer un rendez-vous au sommet : La Mort versus Pôle Emploi, round one ! Pittoresque et drôlatique excursion dans les méandres administratifs (parce qu’il y a pas de raison que ce soit moins compliqué de ce côté-là que du nôtre).« 

6. oh oui

Bienvenue à Pole Emploi ! Texte satirique à souhait. Par contre, quand arrive des termes intergalactiques…. Là franchement c’est bien joué ! Je voulais être secouée, je le suis. Avec humour, le dénouement me fait face et je dois dire que j’adore cette méthode. Bravo à l’auteur !

A suivre… ici

Pour en savoir plus : Les Artistes Fous   artistes fous associés skin

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