« Folie(s) – 18 textes échappés de l’asile » des Artistes Fous Associés – Les Editions des Artistes Fous – 2ème partie

Rappel : 3 chroniques autour de ce recueil

« Les Fous ont la parole !

Folie joyeuse, tragique, douce ou furieuse, folie visionnaire, délirante, compulsive, criminelle ou simplement géniale… Mais aussi : folie qui ouvre sur un autre monde, qui efface les limites de la réalité. Entre engloutissement et hypothétique guérison.Dans cette troisième anthologie des Artistes Fous Associés, 18 écrivains de tous horizons vous initieront aux arcanes de nos déraisons les plus secrètes. Pour ne plus jamais dire : “Je suis sain d’esprit”. »

Anthologie dirigée par : Paul Demoulin, Matthieu Fluxe, Ludovic Klein, Vincent Leclercq et Sébastien Parisot.

Folies

Septième découverte : « La nuit où le sommeil s’en est allé » de Cyril Amourette, illustré par NikoEko

« Les convulsions hallucinées d’une humanité prise d’insomnie généralisée : sur une idée tout simple, un texte puissant et dur.« 

La nuit où le sommeil s'en est allé

Plus personne ne dort… C’est flippant. Moi, grosse dormeuse, je serais malheureuse. Mais les événements qui suivent cette première nuit d’insomnie arrivent trop rapidement. Ce n’est pas après une seule et unique nuit d’insomnie que je commencerai à m’inquiéter… mais plus à partir de la 2ème voire la 3ème… Peut-être un choix pour convenir à une nouvelle.

En tout cas, on vit l’insomnie avec ces milliards d’individus. La recherche du sommeil par n’importe quel moyen mais ça ne vient pas. On passe par de la colère, de la frustration, de l’acceptation… Des gens meurent par manque de sommeil.

Intéressante histoire 🙂

Huitième découverte : « Entre-deux » de Louise Revoyre, illustré par Maniak

« Ou la biographie d’un écorché vif, sous la forme de tessons de texte éparpillés. Un récit énigmatique, lacunaire et glissant.« 

Entre-deux

On ne comprend pas toujours ce que je veux dire l’auteure. Le texte est plutôt poétique et doit concerner des métaphores, que je ne visualise pas toujours. Ce sont de petits morceaux, des bribes de sentiments ou de souvenirs. Je n’ai pas été touchée par cette nouvelle. Dommage.

Neuvième découverte : « La convenance de la bête » de Leith, illustré par Corvis et FloatinG

« Se retrouver enfermé dans les toilettes le jour de la fin du monde, voilà qui est franchement ballot ! Mais quand en plus la folie s’en mêle…« 

la convenance de la bête

Dans cette nouvelle, l’auteur nous entraîne dans un huis clos intense. On ne s’ennuie pas.

Moment de profonde réflexion aux toilettes, un homme fait le bilan sur son travail, avant la fin du monde. Puis une alarme retentit, Pierre, resté bloqué en ce lieu insolite dans un moment pareil, part dans des pensées de plus en plus dramatiques. Il nous raconte ses changements personnels à l’annonce de la catastrophe, les mesures prises par le gouvernement, son espace dans un abri collectif…

La fin du monde est immuable mais on n’en connaît pas l’origine. Que va-t-il se passer ? Et pour Pierre qui est loin de son abri ?

Dixième découverte : « C15 » de Herr Mad Doktor, illustré par Stabeor Basanescu, Cooke et Martin Lopez

« La folie a-t-elle besoin de la normalité, ou est-ce la normalité qui a besoin de la folie ? Comment la société organise-t-elle la folie, en fait un spectacle, la canalise, la normalise, la rend désirable ? Autant de questions impertinentes élaborées dans ce texte acide, effrayant et cocasse. Par le Président de l’association, précédent auteur de De terre et de sang, Crises tentaculaires (Fin(s) du Monde) et τρ (Sales Bêtes !). »

10. C15

On plonge au cœur de NYC en tant que journaliste français, parti observer le C15. Mais qu’est-ce donc ? C’est le 1/4h fou.

Le style est agréable, plein de suspense qui concorde avec l’intrigue. On se laisse porter par cette coutume new-yorkaise. On pourrait croire qu’ils sont fous, peut-être le sont-ils vraiment, mais tout est sujet d’interprétation. Toutefois, même plongée dans le quotidien de la famille d’accueil du journaliste français, le C15 tarde à arriver. Came rend impatiente, nerveuse.. On comprend de quoi il s’agit mais on n’en est pas encore des témoins ou des acteurs. Mais peut-on vraiment l’être sans le vivre ? A vous d’en juger !

Onzième découverte : « Jour gras » de Southeast Jones, illustré par Kenzo Merabet et StanleyGrieves

« La campagne : ses vivifiantes odeurs de foin, ses vaches paisibles au regard si doux, et ses paysans baveux complètement frappadingues et tarés. Nouvelle lauréate du Prix du Jury et du Public de la Ville de Liège (commune de Seraing) dans le cadre de l’année Simenon (2003).« 

11. Jour gras

Si vous ne vous sentez pas prêts à entrer dans une histoire du genre Sweeney Todd, tourner les pages. Parce que là, on y est, dans toute son horreur. Avec le titre, j’espérais bien y plonger, mais là mon estomac doit tenir. Histoire courte mais suffisamment effroyable. Le style est agréable, les personnages sont simples. J’ai bien aimé.

Douzième découverte : « Le maître des bélougas » de Julie Conseil, illustré par Sophie Clair

« Ou la meilleure manière de s’évader de l’Hôpital psychiatrique… Une nouvelle tendre, onirique et décalée.« 

12. le maître des bélougas

Au sein d’un hôpital psychiatrique… la folie a toute sa place. La rencontre de deux internés nous offrent une belle perspective de leurs esprits, loin d’être étriqués. Laissez vous porter par leurs rêves.

A suivre… ici

Retrouvez la 1ère partie ici

Pour en savoir plus : Les Artistes Fous   artistes fous associés skin

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